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Une étude internationale coordonnée au Canada démontre que le dabigatran etexilate est aussi efficace que l’administration contrôlée de warfarine
Une étude internationale coordonnée au Canada démontre que le dabigatran etexilate est aussi efficace que l’administration contrôlée de warfarine
Burlington (Ontario), le 6 décembre 2009 – Les résultats de l’étude marquante RE-COVERMC ont été présentés aujourd’hui durant la réunion annuelle de l’American Society of Hematology et publiés en ligne dans le New England Journal of Medicine. Ces résultats indiquent que l’administration de 150 mg de dabigatran etexilate deux fois par jour (BID) était aussi efficace que l’administration contrôlée de warfarine pour prévenir la thromboembolie veineuse (TEV) récurrente (p<0,001 pour une marge de non-infériorité prédéterminée)1. La TEV est définie comme la formation de caillots de sang (thrombus) dans les veines et ce syndrome englobe la thrombose veineuse profonde (TVP), laquelle peut entraîner une embolie pulmonaire, complication aiguë possiblement mortelle.

En termes d’innocuité, le dabigatran etexilate est associé à une réduction significative de 37 % des hémorragies majeures ou non majeures et cliniquement pertinentes (p=0,002). L’incidence d’hémorragie majeure était comparable entre le dabigatran etexilate et la warfarine. Plus précisément, le dabigatran etexilate a été associé à une réduction significative de 29 % de toutes les hémorragies (p=0,0002) comparativement à la warfarine. Ces résultats ont été observés sans signe de toxicité hépatique1.

Selon le Dr Sam Schulman, investigateur principal, département de médecine, Université McMaster, Hamilton, Ontario, « les résultats de l’étude RE-COVERMC représentent un progrès longtemps attendu dans le traitement de la TEV; en effet, le dabigatran etexilate offre un traitement efficace permettant de prévenir la TEV récurrente tout en réduisant le risque de saignement comparativement à la warfarine. Cette dernière est un traitement très efficace lorsque son administration est bien contrôlée selon la marge thérapeutique étroite, comme c’est le cas dans les études cliniques, mais en milieu réel, un contrôle adéquat est rarement atteint et maintenu, ce qui augmente le risque de TEV et de saignement. Grâce au dabigatran etexilate, nous disposons d’un traitement qui offre une protection sûre et efficace pour nos patients, et ce, sans avoir besoin de tests de laboratoire réguliers ni d’ajustements de la dose ».

Le dabigatran etexilate est un anticoagulant efficace, à action prévisible et constante, dont le risque d’interactions avec les médicaments et les aliments est faible. De plus, il ne nécessite aucune surveillance routinière de la coagulation ni d’ajustement de la dose. Contrairement aux AVK, qui agissent par l’entremise de divers facteurs de coagulation, les inhibiteurs directs de la thrombine exercent des effets antithrombotiques puissants en bloquant spécifiquement l’activité de la thrombine (libre ainsi que celle liée à un caillot), enzyme jouant un rôle central dans le processus de formation des caillots (thrombus).

Un peu plus tôt cette année, des résultats révolutionnaires avaient été obtenus avec le dabigatran etexilate dans le cadre de l’étude RE-LY® (18 113 patients répartis dans 44 pays) qui avait démontré la supériorité évidente de l’agent par rapport à la warfarine pour la prévention de l’ACV dû à la fibrillation auriculaire2.

Par conséquent, le dabigatran etexilate pourrait être utile pour un nombre encore plus élevé de patients et éventuellement remplacer la warfarine comme traitement de choix.

Un total de quatre études menées auprès de 8 900 patients examinent le rôle du dabigatran etexilate dans le traitement de la TEV : RE-COVERMC et RE-COVERMC II pour la TEV aiguë, ainsi que RE-MEDYMC et RE-SONATEMC pour la prévention secondaire de la TEV. Les résultats de l’étude RE-COVER, conjugués aux résultats très favorables de l’étude RE-LY2, viennent s’ajouter à la base de données croissante corroborant l’efficacité et l’innocuité du dabigatran etexilate pour une grande variété de troubles thromboemboliques aigus et chroniques émanant du programme de développement clinique
RE-VOLUTION®, comportant plus de 38 000 patients.

La thromboembolie veineuse
La thromboembolie veineuse (TEV), qui englobe également la thrombose veineuse profonde pouvant entraîner l’embolie pulmonaire, complication aiguë possiblement mortelle, se classe au troisième rang parmi les troubles cardiovasculaires les plus courants à l’échelle de la planète (après la coronaropathie et l’ACV)3. Chaque année, on estime que près de 100 000 Canadiens et Canadiennes présentent une TEV et qu’environ 30 000 succomberont à une embolie pulmonaire aiguë4. La TEV est à l’origine d’un plus grand nombre de décès annuellement au Canada que le cancer du sein, le SIDA et les accidents de la route combinés5. Dans près du quart des cas, l’embolie pulmonaire entraîne une mort soudaine, ce qui souligne l’importance de la prévention6. Même si de nombreux patients se remettent d’une TVP et d’une embolie pulmonaire sans séquelles graves, ces TEV entraînent souvent des complications à long terme7,8,9.

RE-COVERMC1
L’étude RE-COVERMC est une étude de phase III internationale, à répartition aléatoire, à double insu, à groupes parallèles visant à déterminer si le dabigatran etexilate (150 mg BID) est aussi sûr et efficace (non inférieur) que la warfarine (RIN 2,0-3,0) à titre de traitement pendant 6 mois de la thromboembolie veineuse aiguë symptomatique, après un traitement initial (de 5 à 11 jours) par anticoagulant parentéral. L’étude a été menée auprès de 2539 patients, dont 299 patients canadiens. Le critère d’évaluation primaire relatif à l’efficacité regroupait une TEV symptomatique récurrente et des décès liés à une TEV. Les critères d’évaluation secondaires comportaient : regroupement de TEV symptomatique récurrente et mortalité toutes causes, une TVP symptomatique, une embolie pulmonaire symptomatique, les décès causés par une TEV et tous les décès. Les critères relatifs à l’innocuité incluaient : l’incidence d’événements hémorragiques, les effets indésirables, les signes vitaux, les mesures en laboratoire (notamment les épreuves de la fonction hépatique) et le syndrome coronarien aigu.

RE-VOLUTION®
L'étude clinique RE-COVERMC fait partie du programme d'études cliniques d'envergure RE-VOLUTION®, lequel vise l'évaluation de l'efficacité et de l'innocuité du dabigatran etexilate par rapport au traitement standard actuel auprès de plus de 38 000 patients. Outre l’étude RE-COVERMC, le programme
RE-VOLUTION® comporte les études suivantes :
•RE-NOVATE®, RE-NOVATE® II, RE-MODEL® et RE-MOBILIZE® pour la prévention primaire de la thromboembolie veineuse (TEV) ;
•RE-COVERMC II pour le traitement de la thromboembolie veineuse (TEV) ;
•RE-LY® dont les résultats pour la prévention de l’ACV dû à la fibrillation auriculaire ont été présentés au congrès de l’ESC en août 2009 ;
•RE-DEEM, étude de phase II dont les résultats pour la prévention secondaire du syndrome coronarien aigu ont été présentés au congrès de l’AHA en novembre 2009 ;
•RE-MEDYMC et RE-SONATEMC pour la prévention secondaire de la TEV.

Dabigatran etexilate (PRADAXMC)
Le dabigatran etexilate fait partie d'une nouvelle génération d'anticoagulants oraux nommés inhibiteurs directs de la thrombine (IDT) et fait présentement l’objet d’études visant à combler un besoin médical évident pour la prévention et le traitement des maladies thromboemboliques aiguës et chroniques. La commercialisation du dabigatran etexilate a déjà été approuvée au Canada et le produit est utilisé à grande échelle dans plus de 40 pays pour la prévention de la TEV chez des adultes ayant subi une arthroplastie totale du genou ou de la hanche élective.

Boehringer Ingelheim (Canada) Ltée
Boehringer Ingelheim, dont le siège social est situé à Ingelheim, en Allemagne, se classe parmi les 20 compagnies pharmaceutiques les plus importantes au monde. La compagnie compte 138 filiales réparties dans 47 pays, pour un total d’environ 41 300 employés. Depuis ses débuts en 1885, la multinationale familiale se consacre à la recherche, au développement, à la fabrication et à la commercialisation de produits thérapeutiques innovateurs de qualité supérieure pour la médecine humaine et vétérinaire.

En 2008, Boehringer Ingelheim a affiché des ventes nettes de 11,6 milliards d’euros et investi un cinquième de cette somme dans la recherche et le développement de médicaments d’ordonnance, son secteur d’activités le plus important.

Boehringer a commencé à exploiter le marché canadien en 1972 et possède un centre de recherche et de développement à Laval, au Québec, depuis 1988. Boehringer Ingelheim (Canada) Ltée compte plus de 700 employés et plus de 150 scientifiques d'un océan à l'autre du pays.

Pour de plus amples renseignements, consultez le site www.boehringer-ingelheim.ca.

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Références
1.Schulman S, Kearon C, Kakkar AK, et al. Dabigatran etexilate versus warfarin in the treatment of acute venous thromboembolism. N Engl J Med 2009;361. Publié en ligne le 6 décembre 2009.
2.Connolly S, Ezekowitz D, Yusuf S, et al. Dabigatran versus warfarin in patients with atrial fibrillation. N Eng J Med 2009;361:1139-51.
3.Hawkins D. The role of oral direct thrombin inhibitors in the prophylaxis of venous thromboembolism. Pharmacotherapy 2004;24:179S–183S.
4.Bloxom C, Bristow L (4 novembre 2009). Sunnybrook Recognized as Leader on Blood Clot Prevention. Press Release. http://www.marketwire.com/press-release/Sunnybrook-Health-Sciences-Centre-1070099.html. Repris le 4 décembre 2009.
5.Getting started kit: Venous thromboembolism prevention how-to guide. 2008 Canadian Patient Safety Institute, page 6.
6.Heit JA. Venous thromboembolism: disease burden, outcomes and risk factors. J Thromb Haemost. 2005;3:1611-17.
7.Kahn SR, Ginsberg JS. The post-thrombotic syndrome: current knowledge, controversies, and directions for future research. Blood Rev 2002;16:155-65.
8.Pengo V, Lensing A, Prins M et al. Incidence of chronic thromboembolic pulmonary hypertension after pulmonary embolism. NEJM 2004;350:2257-64.
9.Hansson PO, Sörbo J, Eriksson H. Recurrent venous thromboembolism after deep vein thrombosis: incidence and risk factors. Arch Intern Med 2000;160:769-74.

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